CHAPITRE 08Chapitre 8 · Culture urbaine
Le nouchi
La langue de la rue abidjanaise
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Le nouchi est une langue mixte apparue chez les jeunes des rues d’Abidjan dans les années 1970 et 1980. Elle repose sur le français, avec des mots du dioula, du baoulé, du bété et d’autres langues, ainsi que de l’anglais.
Dans une ville de plus de 60 ethnies, les jeunes avaient besoin d’une langue commune urbaine qui n’appartienne à aucun groupe.
CE QUE VOUS VERREZ · Ce que vous verrez
Soudain, vous ne comprenez plus le français des jeunes : « On dit quoi ? », « Y’a pas drap », « C’est comment ? ». Les mêmes expressions mêlées apparaissent sur les panneaux publicitaires.POURQUOI · Pourquoi c’est important
Le nouchi est passé d’argot marginal à composante de l’identité nationale. Il traverse le zouglou, le coupé-décalé et la publicité, et il signe l’Abidjanais.SAVOIR-FAIRE · Comment en tirer parti
Quelques mots de nouchi réchauffent instantanément une conversation au maquis ou en taxi. Ne l’utilisez pas en contexte formel, et n’en faites pas trop au point de singer.Parallèles asiatiques et européensComme le mandarin à l’accent taïwanais ou le mélange cantonais-anglais de Hong Kong : il exprime une identité urbaine, pas seulement une façon de parler.
Pour aller plus loin
Sources
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