CHAPITRE 09Chapitre 9 · Qui est là
L’ombre de la France et une scène d’affaires plurielle
Le franc CFA, l’école française et les commerçants libanais
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Depuis l’indépendance, la Côte d’Ivoire entretient des liens étroits avec la France en matière de monnaie, d’éducation, de défense et d’affaires. La communauté libanaise commerce ici depuis le début du XXe siècle et tient encore une grande part du commerce de détail et de gros ; ces dernières années, les capitaux chinois, indiens, turcs et marocains sont de plus en plus actifs.
L’héritage colonial et une orientation pro-française après l’indépendance ont fait entrer l’influence française dans la vie quotidienne, tandis qu’une économie commerçante ouverte a attiré vague après vague de marchands étrangers.
CE QUE VOUS VERREZ · Ce que vous verrez
La monnaie est le franc CFA ouest-africain (XOF) ; l’élite parle avec l’accent parisien et passe ses vacances en France ; beaucoup de supermarchés, quincailleries et restaurants sont tenus par des familles libanaises ; les enseignes chinoises se multiplient sur les nouveaux chantiers.POURQUOI · Pourquoi c’est important
Savoir qui fait quel commerce permet de lire la carte des affaires d’Abidjan, et montre quel rôle vous pouvez jouer en tant qu’Asiatique.SAVOIR-FAIRE · Comment en tirer parti
Travailler avec des entreprises libanaises est souvent la voie la plus rapide pour faire des affaires à Abidjan. Aux dîners de l’élite, la culture française (littérature, vin, Paris) est la langue commune.Parallèles asiatiques et européensComme Hong Kong et la Grande-Bretagne, ou la scène d’affaires plurielle de Singapour : une langue et des institutions coloniales, plus des réseaux marchands répartis selon les communautés.
Pour aller plus loin
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