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PortraitsTout le pays

Deux géants de la littérature ivoirienne

Ahmadou Kourouma · Bernard Dadié
✓ Vérifié · 4 sources

Ahmadou Kourouma (1927–2003) a écrit Les Soleils des indépendances (1968, d’abord publié à Montréal) sur la désillusion après l’indépendance, et Allah n’est pas obligé (2000, prix Renaudot) sur les enfants-soldats. Bernard Dadié (1916–2019), né à Assinie, écrivain et dramaturge, ministre de la Culture de 1977 à 1986, surnommé le « père de la littérature ivoirienne », est l’auteur de Climbié et d’Un Nègre à Paris.

Kourouma a fait entrer le rythme et la pensée malinké dans le français et a changé la littérature africaine d’expression française ; Dadié, par sa longue vie et son œuvre, a été le témoin d’un siècle entier, de la colonisation à l’indépendance.

CE QUE VOUS VERREZ · Ce que vous verrez
Dans les bibliothèques de l’élite abidjanaise, un livre intitulé Les Soleils des indépendances ; le nom complet du palais national de la culture à Treichville est « Palais de la Culture Bernard Binlin-Dadié ».
POURQUOI · Pourquoi c’est important
La littérature transmet les espoirs et les désillusions de l’après-indépendance avec plus de chaleur que les livres d’histoire.
SAVOIR-FAIRE · Comment en tirer parti
Dire, lors d’un dîner de l’élite, que vous lisez Kourouma est un signal culturel fort.
Parallèles asiatiques et européensComparez avec Pai Hsien-yung ou Huang Chun-ming : la transformation d’une société racontée à travers des gens ordinaires.
Où le découvrirLibrairies d’Abidjan (comme la Librairie de France) ; bouquinistes en France.
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